Les taux d’intérêts négatifs de la BCE et leur impact

Depuis quelques années, la France, l’Allemagne et quelques autres pays européens peuvent emprunter sur les marchés financiers à des taux négatifs.

Quel est l’impact des des taux négatifs sur les banques ? Comment expliquer que la Banque Centrale Européenne (BCE) propose des taux négatifs ?

Les conséquences des taux négatifs sur les banques de la zone euro

L’un des effets recherchés par la BCE au moment de mettre en place sa politique des taux négatifs : stimuler le crédit par un canal supplémentaire.

Les réserves excédentaires pénalisent la rentabilité des banques commerciales. Ces dernières cherchent donc à ne conserver que les réserves nécessaires. Pour ce faire, les banques commerciales disposent de 3 moyens :

  • octroyer des prêts aux entreprises, aux ménages ou à l’État,
  • acquérir des titres de dette publique ou privée ainsi que d’autres actifs,
  • ne pas renouveler les dettes arrivant à échéance.

Il est à noter que la politique non conventionnelle de taux négatifs initiée par la BCE en 2014 pourrait néanmoins peser sur la stabilité financière. En effet, si les taux négatifs font pression sur les taux des prêts bancaires, les banques ont du mal à répercuter cette baisse de rendement sur les dépôts de leur clientèle. Cela semble en effet impossible pour des raisons légales et réputationnelles.

Les banques sont alors amenées à rechercher un rendement supérieur en accordant plus de prêts et en assumant un risque supérieur.

Les taux négatifs participent donc à renforcer la compétition entre les banques et favorisent l’augmentation du nombre d’offres de crédit. Les banques prennent alors plus de risques dans leur recherche de rendement mais cela profite aux entreprises et aux particuliers qui se voient accorder des prêts plus “facilement”.

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Comprendre les taux d’intérêts négatifs de la BCE

Depuis juin 2014, la BCE pratique des taux d’intérêts négatifs sur les dépôts effectués par les banques de la zone euro.

Les taux de refinancement nuls voire négatifs

Cette politique monétaire plus accommodante trouve son origine dans la crise de 2008. Suite à cette crise, les banques centrales des pays développés ont, en effet, procédé à la baisse de leur taux d’intérêt principal. Il s’agit du taux d’intérêt par lequel les banques centrales refinancent les banques commerciales.

La Fed (la banque centrale américaine) a rapidement baissé son taux principal à son minimum en 2009, avant de le remonter avec la reprise de l’économie. En Europe, ce n’est qu’à partir de 2011 que la BCE a baissé ses taux avant de fixer son taux principal de refinancement à 0% en 2016.

Le taux principal de refinancement est même passé sous la barre des zéros. C’est le cas du Japon et de la Suisse notamment qui veulent éviter une appréciation de leur monnaie.

Les taux de dépôt en négatif

Autre instrument de la politique monétaire des banques centrales : le taux de dépôt. À savoir que toutes les banques possèdent un compte auprès de la banque centrale. Les taux de dépôts représentent alors les taux auxquels sont rémunérés les dépôts que les banques effectuent auprès de la BCE.

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